Georgios ARABATZIS – Introduction à la philosophie byzantine

Introduction à la philosophie byzantine
On va entreprendre une esquisse de la nouvelle science de la philosophie byzantine. Cette histoire ne doit pas être étrangère à l’évolution de l’histoire moderne de la philosophie médiévale. On pourrait, ainsi, distinguer, d’abord, l’intérêt des catholiques allemands pour la philosophie médiévale dans la deuxième partie du XIXe siècle. En même temps, la bulle papale Aeterni Patris de 1878 posait la philosophie de Thomas d’Aquin comme fondement idéologique de la philosophie chrétienne (catholique). Ernest Renan voyait chez Averroès le passage à travers lequel se propagea l’influence de l’aristotélisme en Europe occidentale (ce qu’E. Said appellerait de l’« orientalisme »). Ce tournant va avec un intérêt pour la philosophie arabe ainsi que pour la philosophie juive. Ce n’est que plus tard que B. Tatakis (non pas avant 1949/1951), à l’instigation de l’historien de philosophie Émile Bréhier, publiera la première étude scientifique de la philosophie byzantine (publiée aux P.U.F.). Cette parution n’est pas indépendante de la discussion autour de la « philosophie chrétienne » qui séparait en France les historiens de la philosophie rationalistes des historiens catholiques, comme Étienne Gilson ; les premiers refusaient radicalement l’idée de la philosophie chrétienne tandis que l’œuvre de St. Augustin constituait l’objet de dispute entre les deux positions. Bréhier appartenait aux historiens de la philosophie rationalistes et le livre de Tatakis sur la philosophie byzantine également. Plus tard, Tatakis rejoindra le camp des philosophes chrétiens. Ainsi commence la phase scientifique de la recherche sur la philosophie byzantine .

Conférences sur Locke

Institut d’Histoire de la Philosophie, I.H.P., E.A. 3276
Séminaire d’Histoire de la Philosophie moderne

Dans le cadre du Séminaire d’’Histoire de la Philosophie moderne de l’Institut d’Histoire de la Philosophie,

Monsieur le Professeur François Clementz (Aix-Marseille Université, C.G.G.G.) donnera un cycle de conférences sur Locke.

Il est au moins deux bonnes raisons de se pencher sur l’œuvre de John Locke (outre le fait, bien sûr, qu’elle figure cette année au programme de l’agrégation de philosophie…). Locke, en effet, n’est pas l’un des principaux représentants (avec Berkeley et Hume) et, pour tout dire, le véritable fondateur de l’empirisme britannique classique. La publication en 1689 de l’Essai sur l’entendement humain constitue, à tous égards, un tournant proprement décisif dans l’histoire de la philosophie moderne, qui, à en juger par l’état présent des controverses autour de l’innéité, du statut des représentations mentales, du degré de réalité des qualités secondes ou du problème de l’identité personnelle, pour ne mentionner que quelques exemples parmi tant d’autres, n’a manifestement rien perdu à ce jour, tant s’en faut, de son actualité.

C’est très précisément à une étude approfondie de l’Essai que sera consacré ce cycle de conférences qui se propose tout d’abord de restituer la problématique et la cohérence d’ensemble d’un ouvrage dont seront ensuite abordés, textes à l’appui et dans l’ordre, quelques uns des thèmes principaux : le rejet des idées innées, le way of ideas et la notion même d’idée, les sensations, le concept de « pouvoir » et la distinction entre qualités premières et qualités secondes, la question de l’identité, la théorie des «signes » en général et du langage en particulier, les rapports entre liberté et volonté, la théorie de la connaissance (science, opinion probable, jugement).

Mardi 09 octobre de 16h à 18h, bâtiment T2, salle 1.18
Mercredi 10 octobre de 10h à 12h, bâtiment T2, salle 2.44

Mardi 13 novembre de 16h à 18h, bâtiment T2, salle 1.18
Mercredi 14 novembre de 10h à 12h, bâtiment T2, salle 2.44

Mardi 18 décembre de 16h à 18h, bâtiment T2, salle 2.44
Mercredi 19 décembre de 10h à 12h, bâtiment T2, salle 2.44