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Marie LOPEZ

Pôle :

Histoire de la philosophie moderne

Habilitation :

Habilitation

Grade :

Nom de la thèse :

Nom de la thèse

Université du membre associé :

 
Aix Marseille Université

Sujet de la thèse :

Poésie et philosophie : la réflexion méta-épistémique dans les œuvres de W. B. Yeats, T. S. Eliot et Y. Bonnefoy

Statut du bureau :

Année :

Année

Unités de recherche :

Sous la direction de (hors IHP) :

Sous la direction de (Hors IHP)

HDR :

Sous la direction de (IHP) :

Joanny Moulin

Responsable des doctorants :

Responsable doctorants

Statut du doctorant :

Statut du doctorant

Docteur :

 
Ayant passé sa thèse à IHP

Post doctorants :

 
Post-Doctorants

Axe de recherche :

 

Mots-clefs :

 
Mots clefs

Points forts de recherche et résultats marquants.

Points forts relevant des missions autres que la recherche.

Sujet de la thèse : Platon déplorait jadis la présence des poètes dans la cité. La poésie était de l’ordre de l’imitation, la philosophie était de l’ordre de la raison. Mais ce dialogue est maintenant possible lorsqu’on considère la poésie non pas comme un art de divertir, mais comme l’art d’instruire, comme une épistémè. Ainsi, la poésie peut entretenir une histoire commune avec son rival théorique, l’essai.

La poésie en tant que science, en tant qu’épistémè, entretient un rapport étroit avec la philosophie depuis le début du 19e siècle. L’étude de ce lien, entre poésie et philosophie, a fait naître une volonté d’étudier le versant méta-épistémique d’oeuvres pionnières dans la littérature occidentale. Ainsi, on ne s’intéresse non pas à la réaffirmation de la métaphysique à contre-courant de l’évolution historique mais plutôt à l’expression parallèle à la discipline, menée dialectiquement. Cela suppose donc une étude pratique dans les créations de poèmes et théorique dans les essais philosophiques qui soulignent les idées des poètes. Mon sujet aborde donc une réflexion sur la philosophie de la littérature. Dans la perspective de l’achèvement et de la métaphysique, cette thèse permet de vérifier l’étude diachronique des effets de la poésie depuis la fin du XIXème siècle, tout au long du XXème siècle sous l’influence de la philosophie pragmatique dans les oeuvres poétiques et essayistiques de trois grands pionniers de la littérature occidentale: Yeats, Eliot et Bonnefoy.

Je voudrais porter une attention très particulière à l’évolution de la métaphysique dans la poésie, centrale à la littérature occidentale jusqu’à ce moment que Martin Heidegger appelle ‘l’achèvement de la métaphysique’. Car la poésie n’est-elle pas ce que Nietzsche définie comme source de savoir, “qui révèle les prétentions de la raison et la nécessité de l’illusion, sagesse de l'apparence”.

Une épistémè à visée universelle qui renaît dans la pensée poétique grâce à W. B. Yeats et T. S . Eliot ainsi que leurs influences respectives qui remontent jusqu’aux poètes métaphysiques, John Milton et John Donne. Une création esthétique qui révèle leur prétention à embrasser l’absolu, à traiter des idées et principes premiers que sont la mort, l’infini ou encore l’âme. Bonnefoy refuse quant à lui la mauvaise présence du surréalisme d’André Breton, qui idéalise l'objet et abandonne la chimère poétique à la réalité même. Ainsi, il crée la notion de “présence” où le grand réalisme fait son chemin, loin des idées et enchevêtrements surréalistes qu’il réfute. Il ne s’agira pas de mettre en lumière les procédés propres à l’écriture de la poésie, mais plutôt de questionner plus globalement et parallèlement à l’essai, le poiein (le faire), dans ce projet, orienté vers la philosophie pragmatique.

Ce sont donc Trois « jeux de langage » comme dirait Wittgenstein qui s’affirment dans ce corpus poétique et essayistique, à commencer par Yeats et ses idéaux romantiques, un véritable symbole dans un contexte de reconstruction culturelle et de reconstruction personnelle. Puis vient le poète expatrié T. S. Eliot et la résistance au pragmatisme dans une tension entre la philosophie américaine et la philosophie occidentale. Pour finir, le poète Yves Bonnefoy surmonte sa rupture avec le surréalisme dans le contexte des derniers développements de la phénoménologie. C’est pourquoi sa place dans ce corpus est si importante, cette notion dite de “présence” qui est à la fois immédiate et inachevée.

Comme le dit Theodor Adorno, “chaque oeuvre renferme une vérité”, et il se trouve que dans ce corpus, la littérature EST la réponse; qui plus est l’ESSAI, qui est l’une des formes de prédilection du philosophe, est une des réponses à cette vérité.

Mais alors que la poésie se couvre d’un stéréotype romantique prôné par l’idéalisme allemand, de cette représentation mythique de l’exaltation des sentiments, ici la forme d’expressivité dans la poésie devient ontologique et souligne une volonté réflexive tournée vers la philosophie.

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