Laura MOSCARELLI

Domaines et thèmes de recherche 

  • Histoire de la philosophie ancienne : des pré-platoniciens à la seconde sophistique ; la pensée grecque et son héritage philosophique, culturel, politique et juridique ;
  • Droit, politique et éthique en philosophie ancienne : les relations possibles entre vérité et justice et entre vérité, parole et pouvoir ; évolutions historiques et conceptuelles de notions telles que justice, loi, égalité, démocratie, rhétorique ;
  • Esthétique en philosophie ancienne : positions et contributions de la pensée grecque à l’histoire de la philosophie esthétique ;
  • Les sophistes ; Platon ; Aristote ; les pré-platoniciens ; les écoles post-aristotéliciennes ; la seconde sophistique.

Publications et travaux

Monographies

  • Livre : Antiphon d’Athènes et l’antidogmatisme philosophique et juridique, Préface par Michele Corradi, Paris, L’Harmattan, 2020 [137 pages].

Résumé : Antiphon n’a participé à la vie politique athénienne que pendant la très brève période du gouvernement des Quatre-cents, et a été condamné à mort après la prise de pouvoir par le peuple. Dans ses écrits, il valorise la physis et attaque explicitement et fortement le nomos, accusé de perpétuer les inégalités parmi les hommes. Pour cela, la tradition philosophique a souvent interprété la pensée d’Antiphon en clé antidémocratique, voire oligarchique. Cet ouvrage propose une autre lecture.

  • Livre : La parole de Protagoras d’Abdère. Fragments et témoignages, Paris, L’Harmattan, 2017 [135 pages].

Résumé : La parole de Protagoras mérite d’être réhabilitée et écoutée pour elle-même. Cet ouvrage propose une traduction du grec et du latin en français de la plupart des fragments et des témoignages que nous possédons. Une introduction historique et philosophique précède ces textes.

Chapitres d’ouvrages collectifs

  • Chapitre d’ouvrage : « Protagoras pédagogue : le logos au centre de la formation du citoyen libre » (Besançon, 2021), in Actes des journées d’études La fabrique du commun : langage, mémoire et éducation, Fédération de recherche de l’ESPE de Franche-Comté, Besançon (20 pages), Presses Universitaires de Franche-Comté, [manuscrit remis et accepté].

Résumé : Étude et reconstruction de la pensée de Protagoras ayant pour objectif de montrer sa puissance et sa valeur actuelles dans le domaine de l’éducation du citoyen.

  • Chapitre d’ouvrage : « Nomos et physis chez Protagoras et Antiphon » in Bruno Cany et Jacques Poulain (éds.), Recherches d’esthétique transculturelle, vol. II, Paris, L’Harmattan, 2016, pp. 289-303.

Résumé : Confrontation critique des pensées des sophistes Protagoras et Antiphon, qui ont toujours été considérées comme opposés, le premier étant démocratique et défenseur du nomos, et le second étant antidémocratique voire antipolitique.

  • Chapitre d’ouvrage : « Apologie passionnée de Protagoras d’Abdère. Pour la construction d’un dialogue authentique et humain » in Bruno Cany et Jacques Poulain (éds.), Recherches d’esthétique transculturelle, vol. I, Paris, L’Harmattan, 2013, pp. 55-71.

Résumé : Reconstruction « sans filtres » de la philosophie de Protagoras pour montrer que celle-ci est dotée d’une grande cohérence interne et d’une force d’argumentation : Protagoras est sans nul doute un véritable philosophe.

      Articles dans revues à comité de lecture

  • Traduction : « Sofoi, Sophistes : Philosophes », Cahiers de philosophie, 15, revue du département de Philosophie de l’Université Paris 8 Saint Denis, Éditions Hermann 2016, pp. 25-49.

Résumé : Traduction de l’italien en français de l’introduction au livre d’Enrico Moscarelli, Sofoi, Sofisti: Filosofi, Liguori, 2014, Napoli.

Communications dans le cadre de conférences, séminaires et colloques

  • « Aelius Aristide versus Platon : Sur la Rhétorique », dans le cadre du cycle de conférences intitulé Le dialogue philosophique : un dialogue entre textes, consacré à l’histoire de la philosophie ancienne, et organisé par l’Institut d’Histoire de la Philosophie d’Aix – 27 janvier 2021.
  • « Pourquoi ai-je écrit sur Antiphon d’Athènes ? Réflexions philosophiques suite à la parution de Antiphon d’Athènes et l’antidogmatisme philosophique et juridique (L’Harmattan 2020) », dans le cadre du séminaire commun de l’Institut d’Histoire de la Philosophie d’Aix – 21 janvier 2021.
  • « Antiphon et la laïcisation du nomos », dans le cadre du cycle de conférences organisé par le Centre d’études sur la pensée antique Kairos kai logos à Aix-Marseille Université – 10 avril 2019.
  • « Protagoras pédagogue : le logos au centre de la formation du citoyen libre », dans le cadre des journées d’études La fabrique du commun : langage, mémoire et éducation, organisées par la Fédération de recherche de l’ESPE de Franche-Comté à Besançon – 28 novembre 2018.
  • « Un dialogo immaginario tra Socrate e Antifonte », dans le cadre du séminaire organisé par la revue Porta di Massa à l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici de Naples – 15 mars 2016.
  • « Le sophiste Gorgias et le Gorgias de Platon : le problème de la communication de la vérité », dans le cadre du séminaire Anthropologie et esthétique transculturelles à l’Université Paris 8 Saint Denis – 18 février 2015.
  • « Utopies et projets politiques en Grèce. Le bien commun selon Platon et selon les sophistes », dans le cadre de la journée d’accueil des étudiants portant sur le thème de l’utopie, organisée par le département de Philosophie à l’Université Paris 8 Saint Denis – 25 septembre 2015.
  • « Nomos et physis chez Protagoras et Antiphon », dans le cadre du séminaire Anthropologie et esthétique transculturelles à l’Université Paris 8 Saint Denis – 5 février 2014.
  • « Les sophistes : une pensée minoritaire ? », dans le cadre du séminaire Réflexions Interdisciplinaires sur le Mineur organisé par les doctorants de Sorbonne Université – 7 juin 2014.
  • « Sur le relativisme. Protagoras versus Platon », dans le cadre du séminaire Anthropologie et esthétique transculturelles à l’Université Paris 8 Saint Denis – 17 avril 2013.

Marco DONATO

Articles dans des revues scientifiques :
[1] Nota a Platone, Cratilo 427e5-7: ἐν τοῖς μεγίστοις μέγιστον, «Erga/Logoi», 5/1, 2017, p. 47-62.
[Le texte des manuscrits principaux, qui nous présente pour le passage la péricope ἐν τοῖς μεγίστοις μέγιστον, est à préserver : l’exponction de μεγίστοις effectuée par les éditeurs plus récentes (Burnet, Duke-Nicoll) se fonde sur l’évaluation incorrecte de la situation sur le manuscrit Marcianus graecus 186, où la chute de l’adjectif est due à une omission par haplographie. Des parallèles de structure à double superlatif chez Platon (Banquet 195e7-8 : dans le discours d’Agathon), Sophocle (Philoctète, 64-65) et surtout Gorgias (88 B 11, 3 ; 88 B 11a, 27 DK) nous montrent la valeur stylistique et rhétorique du choix de Platon, qui construit pour l’entrée de Cratyle dans le dialogue une formulation solennelle et pompeuse].
[2] Philon lecteur de l’Éryxias ?, «Revue de Philologie, de Littérature et d’Histoire Anciennes», 90/1, 2016 [2018], p. 69-79.
[Dans un passage de la deuxième partie du De plantatione de Philon d’Alexandrie, dédiée à l’ivresse de Noé, la critique a voulu reconnaître une allusion à un passage de l’Éryxias – un dialogue du corpus platonicien déjà considéré comme pseudépigraphe dans l’Antiquité. Philon observe que les richesses – comme le vin – ne font que souligner les qualités naturelles que possède déjà l’individu : ainsi, la richesse est cause de biens pour celui qui est « bon », et cause de maux pour le « méchant » (Philon, Plant. 171). Cette dernière proposition, en particulier, a été rapprochée du principe relativiste énoncé par le personnage de Prodicos dans l’Éryxias, principe selon lequel la valeur de toute chose dépend de l’usage qui en est fait (397e3-12). En vérité, il n’est pas nécessaire d’imaginer un souvenir précis du dialogue pseudo-platonicien, parce que l’argument de Philon dépend plutôt de la doctrine des indifférents dans la tradition stoïcienne].
[3] Orazio, le technai, Platone. Una congettura di Bentley a Hor. Ep. 2.1.115-116, «Prometheus», 41, 2015, p. 177-185.
[La conjecture melicorum…melici pour medicorum…medici de la tradition, proposée par Bentley dans son édition d’Horace (1711) a eu une considérable fortune chez les éditeurs du deuxième livre des Épitres ; elle est pourtant à rejeter, comme elle se fonde sur une interprétation incorrecte du passage : Horace, ici, en prenant comme modèle un passage du Ion de Platon (537c6-d1), propose une argumentation typiquement socratique et platonicienne, en employant l’exemple de trois τέχναι, à savoir, dans l’ordre, l’art du pilote (κυβερνητική : navem agere ignarus navis timet), l’art du médecin (ἰατρική : quod medicorum est promittunt medici) et l’art du constructeur (τεκτονική : tractant fabrilia fabri)].
[4] Lo scudo di Telefo (POxy 4708 fr. 1 e Archiloco fr. 5 W2), «Rivista di Filologia e Istruzione Classica», 138/3-4, 2010, p. 257-264.
[Peter Parsons, dans l’editio princeps du POxy 4708, proposait de connecter le « nouveau » texte d’Archiloque sur Télèphe au célèbre fragment 5 W2, sur l’abandon du bouclier : le lien se base sur une tradition, attestée par Philostrate dans l’Héroïque, selon laquelle Télèphe aurait abandonné à son tour son bouclier pour échapper à Achille. Toutefois, Philostrate souligne à plusieurs reprises la rareté de la tradition mythique qu’il présente à travers du récit de Protésilas, ce qui est probablement une déclaration d’originalité : le détail du bouclier ne trouve donc pas nécessairement un antécédant dans la littérature et la connexion entre les deux fragments d’Archiloque en reste fortement douteuse].
Articles dans d’actes de colloque ou de congrès :
[5] Socrate e le vespe siracusane: epos e commedia nel proemio dell’Erissia, dans Mauro Tulli (éd.), Poesia e prosa di età ellenistica. In ricordo di Roberto Pretagostini, Pisa-Roma, Fabrizio Serra, 2017 («Consulta Universitaria del Greco. Seminari», 1), p. 35-49.
[Analyse du contenu de la similitude entre la ville de Syracuse et un guêpier, employée par Érasistrate dans le proème de l’Éryxias pseudo-platonicien : elle trouve ses origines dans le texte d’Homère (Iliade 12, 164-172 et 16, 259-265) mais montre l’influence de la reprise du motif dans la comédie d’Aristophane, où la ville d’Athènes est décrite de même façon (voir p. ex. Guêpes 1078-1080, 1102-1105)].
Chapitres d’ouvrages
[6] Tali le vicende, tali i pensieri: un frammento di Archiloco (fr. 132 W2) nell’Erissia, dans Mauro Tulli (éd.), Testo e forme del testo. Ricerche di filologia filosofica, Pisa-Roma, Fabrizio Serra, 2016 («Biblioteca di Studi Antichi», 97; «Ricerche di Filologia Classica», vii), p. 89-104.
[La citation d’un vers d’Archiloque par Prodicos dans l’Éryxias pseudo-platonicien (397e12 = Archil. fr. 132 W2) pose une série de problèmes exégétiques : en suivant l’interprétation traditionnelle du vers, l’usage que le sophiste en fait demeure difficilement compréhensible, comme il l’utilise pour affirmer le contraire de ce que dit le poète. Toutefois, les alternatives proposées par les savants se montrent inacceptables : la stratégie de l’auteur de l’Éryxias est à reconduire au principe de la misquotation, déjà bien représenté chez son modèle, Platon. L’interprétation du vers est visiblement forcée, peut-être avec le but de caractériser Prodicos en tant que menteur].
Autres publications :
[7] Cronaca, Seminario internazionale “Testi greci e tradizione armena”, Genova, 21-22 ottobre 2013, «Maia» 66/1, 2014, p. 200-205.
[8] Indice dei luoghi citati e Indice dei manoscritti dans Maddalena Vallozza (éd.), Isocrate. Per una nuova edizione critica, Firenze, Olschki, 2017 («Accademia Toscana di Scienze e Lettere “La Colombaria”. Studi», 205), p. 235-246.
[9] Index locorum, dans Lucia Maddalena Tissi, Gli oracoli degli dèi greci nella Teosofia di Tubinga. Commento e studio critico dei testi 12-54 Erbse, Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2018 («Hellenica», 72), p. 365-418.
Collaborations éditoriales :
Mauro Tulli, Michael Erler (éd.), Plato in Symposium. Selected Papers from the Tenth Symposium Platonicum, Sankt Augustin, Akademia Verlag, 2016 («International Plato Studies», 35) [révision des épreuves et des indexes].
Mauro Tulli (éd.), In dialogo con Omero, Pisa-Roma, Serra, 2018 («Consulta Universitaria del Greco. Seminari», 2) [révision des épreuves]
Prochaines publications
Bibliografia di Graziano Arrighetti, in Mauro Tulli, Graziano Arrighetti e la produzione letteraria dei Greci, Pisa-Roma, Serra, 2019 («Biblioteca di Studi Antichi», 100), 201-219 [épreuves corrigées].
Un ‘dubium’ di Prodico, «Würzburger Jahrbücher für die Altertumswissenschaft. Neue Folge», 43/2, 2019, 5-58 [épreuves corrigées].
Disegnare un sofista in Accademia: Prodico nell’Appendix Platonica, «Aevum» 94/1, 2020 [en attente des épreuves].
Travaux en cours
Publication de la thèse (Nomos Verlag, série «Diotima»: prévue en 2020).
Collaborateur du projet Die Fragmente der Griechischen Historiker, Part iv. F. Collections, Anthologies and Hypomnemata (and related genres), edited by Stefan Schorn and Tiziano Dorandi, Leiden-Boston, Brill.
Fiches assignées: [Anonymous] Laterculi Alexandrini. Athenodorus, Περίπατοι. Dionysios, Στέφανος. Diotimos, Παντοδαπὴ ἀναγνώσματα. Dorotheos, Πανδέκτης. (Aelius) Harpocration, Περὶ τοῦ καταψεῦσθαι τὴν Ἡροδότου ἱστορίαν. Herodemos, Σύμμικτα. Hierokles, Φιλιστορής. Hippolochos of Macedonia, Ἐπιστολαὶ πρὸς Λυγκέα. Longinos (the Neoplatonist), Τίνα παρὰ τὰς ἱστορίας οἱ γραμματικοὶ ὡς ἱστορικὰ ἐξηγοῦνται. Rheginos, Πολυμνήμων. Themistagoras of Ephesus, Χρυσέη βύβλος, Zopyros of Byzantion, Ἱστορικά. POxy 10.2041.
Publication prévue en juin 2021.
(avec Lucia Maddalena Tissi, UMR 8584-L.E.M. (CNRS-EPHE), Paris) Pseudo-Athanase d’Alexandrie. Commentarius de Templo Athenarum. Introduction, édition critique et commentaire.
[à partir du projet du Labex RESMED, axes A1, B1, C1, a.a. 2016/2017, « Le Commentarius de Templo Athenarum : un exemple de re-sémantisation du savoir mantique » (L. M. Tissi)].

Eric BEAURON

Ses recherches portent sur la Naturphilosophie et la théorie kantiennes de la connaissance, en lien avec l’histoire de la philosophie moderne et la physique classique.
Publications récentes :
– « Le schématisme de la substance dans les Premiers principes métaphysiques de la science de la nature de Kant », Philosophie, Paris, Minuit, n°134, juin 2017, p. 38-64.
– « La fonction épistémologique du jugement réfléchissant chez Kant », in Kant in Current Philosophy of Mind and Epistemology, Contextos kantianos, International Journal of Philosophy, N.o 6, déc 2017, p. 186-206, dir. S. Minguens et P. Tunhas. https://www.con-textoskantianos.net/index.php/revista/article/view/276/335