Isabelle PARIENTE BUTTERLIN

Je dirige l’I.H.P. depuis septembre 2019.
Mes recherches portent, de manière générale, sur l’éthique, la méta-éthique, la métaphysique et la réalité virtuelle. J’ai publié en 2014, aux Presses Universitaires de Besançon, Donner des raisons morales. Problèmes de l’éthique kantienne. Mon dernier ouvrage La réalité d’internet. Philosophie de l’espace connecté est paru en novembre 2018 aux éditions Le bord de l’eau.
J’ai animé en 2017-2018 un séminaire mensuel sur le vague, qui a donné lieu, les 09 et 10 avril 2018, à deux journées de recherche « Le vague en question », co-organisées avec Benoit Gaultier, Président du Groupe de recherche en épistémologie, Collège de France. J’ai coordonné avec Christine Noël-Lemaître, projet inter-disciplinaire qui interroge les liens entre les représentations du vieillissement et les normes sociales et les pratiques à l’égard des personnes identifiées comme âgées. Je participerai en août 2018 au colloque de la Société Internationale d’Ergologie, à Brasila. Ce projet a reçu la labeliisation CRISIS-Initiative de la Maison de la Maison de la Recherche en avril 2018. Il a donné lieu à un séminaire mensuel en 2018-2019.
J’ai co-organisé, avec Christine Noël-Lemaître (I.H.P.) une journée de recherche « L’histoire de la philosophie en situation : Philosophie et ‘matières étrangères’, prévue le 15 mai 2018 à Aix-Marseille Université (avec le soutien du département de Philosophie d’Aix-Marseille Université). Une journée sur « Modes d’être, degrés d’être » co-organisée avec Guillaume Bucchioni, a eu lieu le 10 avril 2019. Je suis intervenue sur une question lors du colloque d’octobre 2018 organisé au Collège de France, par la chaire de métaphysique du Professeur Claudine Engel-Tiercelin ; ma communication est en ligne ici et sera publiée en 2019. En 2019, j’organise à Aix-en-Provence les 7èmes Journées de méta-éthique sur le thème de L’erreur morale les 31 mars, 1er et 2 avril 2019.

Domaines de recherches :
– philosophie pratique : philosophie de l’action (rationalité pratique, cohérence, non-contradiction), éthique, droit, en particulier philosophie pratique kantienne, philosophie des normes et des valeurs, méta-éthique ;
– métaphysique et ontologie : objet vaguer, dispositions, identité personnelle et Identity Studies, agentivité, mondes possibles ;
– philosophie analytique

Dernières publications :
– Chapitre d’ouvrage sur la métaphysique, Les principes métaphysiques, dirigé par Alexandre Declos et Jean-Baptiste Guillon (Collège de France éds.) en ligne ici
– Chapitre d’ouvrage sur la méta-éthique, Raisons : La question méta-éthique : autour de l’œuvre de John Skorupski, dirigé par Bruno Langlet et Jean-Maurice Monnoyer
– Numéro sur l’autogouvernement, numéro de la revue Sens public, dirigé par Joëlle Zask en ligne ici
– Numéro sur Parfit, numéro de la revue Klesis, dirigé par Yann Schmitt en ligne ici

Bureau 2.23 / sur rendez-vous (me contacter par mail)

Georgios ARABATZIS – Introduction à la philosophie byzantine

Introduction à la philosophie byzantine
On va entreprendre une esquisse de la nouvelle science de la philosophie byzantine. Cette histoire ne doit pas être étrangère à l’évolution de l’histoire moderne de la philosophie médiévale. On pourrait, ainsi, distinguer, d’abord, l’intérêt des catholiques allemands pour la philosophie médiévale dans la deuxième partie du XIXe siècle. En même temps, la bulle papale Aeterni Patris de 1878 posait la philosophie de Thomas d’Aquin comme fondement idéologique de la philosophie chrétienne (catholique). Ernest Renan voyait chez Averroès le passage à travers lequel se propagea l’influence de l’aristotélisme en Europe occidentale (ce qu’E. Said appellerait de l’« orientalisme »). Ce tournant va avec un intérêt pour la philosophie arabe ainsi que pour la philosophie juive. Ce n’est que plus tard que B. Tatakis (non pas avant 1949/1951), à l’instigation de l’historien de philosophie Émile Bréhier, publiera la première étude scientifique de la philosophie byzantine (publiée aux P.U.F.). Cette parution n’est pas indépendante de la discussion autour de la « philosophie chrétienne » qui séparait en France les historiens de la philosophie rationalistes des historiens catholiques, comme Étienne Gilson ; les premiers refusaient radicalement l’idée de la philosophie chrétienne tandis que l’œuvre de St. Augustin constituait l’objet de dispute entre les deux positions. Bréhier appartenait aux historiens de la philosophie rationalistes et le livre de Tatakis sur la philosophie byzantine également. Plus tard, Tatakis rejoindra le camp des philosophes chrétiens. Ainsi commence la phase scientifique de la recherche sur la philosophie byzantine .

Imen RIAHI

ANNÉE DE PREMIÈRE INSCRIPTION : 2013