Yves Rénié

Pôle: 
Histoire de la philosophie moderne
Grade: 
Doctorant
Unités de recherche: 
Catégories de l'action
Art et politique
Année de première inscription: 
2014.00
Nom de la thèse: 
Le bonheur au travail
Sujet de la thèse: 

Le bonheur au travail, film documentaire de Martin Meissonnier (2015), conseillé par Isaac Getz, est le catalyseur de nombreuses réflexions dans l’entreprise aujourd’hui. La forte audience du documentaire présenté sur la chaine Arte en février 2015 eut pour effet de propager le concept d’« entreprise libérée ». 

Si elle demeure aujourd’hui la plus emblématique, cette notion n’est pas la seule alternative en matière de nouvelle forme d’organisation du travail proposée. Il convient de citer aussi l’entreprise humaniste (Lecomte, 2016), l’entreprise opale, inspirée (Laloux, 2015), l’entreprise appréciative (Cooperrider & Whitney, 2016) ou encore l’entreprise holacratique (Robertson, 2015). Si les approches, démarches ou méthodologies diffèrent, chaque auteur se réfère pourtant explicitement au bonheur au travail. Ce phénomène est très récent et suscite un engouement croissant, ou à défaut un débat, indépendamment des réponses particulières apportées par telle ou telle entreprise. Dans tous les cas, il ne peut être ignoré.

Cependant le bonheur au travail est problématique à plus d’un titre, définitions polysémiques des termes, notion ambivalente au contours imprécis – qualité de vie, bien-être, plaisir, satisfaction au travail.

La thèse a donc pour objectif de préciser ce que l’on entend philosophiquement par bonheur au travail.

La première partie rend compte de la tension entre une aspiration croissante au bonheur dans la société et ce que vivent les salariés dans l’entreprise, lieu de l’hétéronomie, ainsi que des deux principales réponses apportées pour réduire l’antagonisme.

Dans un deuxième temps, la recherche porte sur la tentative d’explication de cette tension intenable en se focalisant finalement sur le rapport problématique de l’autonomie et de la dépendance afin de dégager une grille de lecture pour penser un sens du bonheur au travail en dehors des deux impasses dominantes aujourd’hui que sont la réduction du bonheur au bien-être et l’instrumentalisation de la notion.

Le troisième temps permet une confrontation de la grille de lecture au terrain à travers l’Appreciative Inquiry afin de préciser le sens du bonheur au travail et d’envisager de nouvelles pistes pour l’entreprise, notamment autour des nouvelles formes d’organisation du travail.

Sous la direction de (IHP): 
Christine Noël Lemaître
Yves
Rénié